Je n'ai jamais eu de grande sympathie pour P. Moscovici, notamment du fait de la malhonnêteté de ses arguments lors des débats sur le Traité Constitutionnel Européen.
Je me souviens en outre que, autant lors du calamiteux Congrès de Reims que lors des dernières primaires socialistes, ce social-libéral convaincu, en dehors de toute autre réflexion politique, était allé faire son marché auprès des différentes chapelles pour finalement choisir le mieux-donnant, c'est à dire celui qui lui proposait les places et fonctions les plus en vue.
On sait, par ailleurs, d'après les indiscrétions de membres du gouvernement, qu'il se préoccupe bien davantage de ses futurs points de chute dans l'administration européenne que de son ministère, certains employant même le qualificatif de "fainéant", et ne parlons pas de la dernière réunion européenne des ministres des finances où Mme Lagarde avait été obligée de le secouer pour qu'il sorte de son assoupissement.
Quant à sa défense dans l'affaire Cahuzac, où il était accusé d'avoir essayé de blanchir ce dernier, elle a fait rire sous cape dans les milieux généralement bien informés.
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mercredi 15 mai 2013
mardi 14 mai 2013
Actualités
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| Source: Le Progrès |
- La réforme des retraites avec une désindexation annoncée et Mme Parisot qui veut faire travailler jusqu'à 65 ans.
Dans tous les cas, une baisse de 25% prévue pour 2050. Je vais commencer à plaindre mes enfants.
- Les 75 propositions de Pierre Lescure sur "l'adaptation des politiques culturelles au numérique" et, notamment, la suppression d'Hadopi et une taxation des smartphones, mais surtout pas de taxes sur les monstrueux bénéfices que les géants (US) du Net font en France. Sur ce sujet, la tribune de Juan Branco dans Les Inrocks.
lundi 13 mai 2013
Ecrasons l'infâme
Essayez de publier dans les médias que tel ou tel juge, dans telle ou telle affaire, a "déshonoré un homme, les institutions, la justice"...
Vous serez quasi-immédiatement poursuivi pour "outrage à magistrat", interrogé par la police et envoyé au tribunal.
Mais, ça, c'était avant..!
Car si vous avez fait carrière, depuis 30 ans, dans les antichambres ministériels ou présidentiels, si vous êtes député, qui plus est auteur du répugnant "Discours de Dakar", les choses ne se passent pas ainsi.
Vous serez quasi-immédiatement poursuivi pour "outrage à magistrat", interrogé par la police et envoyé au tribunal.
Mais, ça, c'était avant..!
Car si vous avez fait carrière, depuis 30 ans, dans les antichambres ministériels ou présidentiels, si vous êtes député, qui plus est auteur du répugnant "Discours de Dakar", les choses ne se passent pas ainsi.
mardi 7 mai 2013
Un an déjà...
Et que de déceptions...
Nous avions pourtant débouché le champagne l'an passé. En fait, parce que, sans illusions, davantage pour fêter la défaite de N. Sarkozy que la victoire de F. Hollande.
J'ai remarqué depuis longtemps la dérive libérale des socialistes européens. Jusqu'à Lionel Jospin, malgré les critiques qu'on peut et doit lui faire, le PS avait résisté et je savais que F. Hollande, lui, y avait plongé. Je ne m'attendais donc pas à grand chose, mais avait été agréablement surpris de la tonalité de certains discours...., qui n'étaient, hélas que des discours.
Nous avions pourtant débouché le champagne l'an passé. En fait, parce que, sans illusions, davantage pour fêter la défaite de N. Sarkozy que la victoire de F. Hollande.
J'ai remarqué depuis longtemps la dérive libérale des socialistes européens. Jusqu'à Lionel Jospin, malgré les critiques qu'on peut et doit lui faire, le PS avait résisté et je savais que F. Hollande, lui, y avait plongé. Je ne m'attendais donc pas à grand chose, mais avait été agréablement surpris de la tonalité de certains discours...., qui n'étaient, hélas que des discours.
lundi 6 mai 2013
Manif
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| Photo: Libération |
Quels que soient mes désaccords, et ils sont nombreux, j'avoue que cela me fait plaisir de voir que le bluff social-libéral prend de moins en moins et qu'un embryon de résistance, dépassant largement l'addition du Parti de Gauche et du PCF, semble s'organiser.
"Mon ennemi, c'est la finance", disait-il. On a vu comment la loi sur les banques aura concerné, finalement, moins de 2% de leurs activités. On a vu, aussi, comment notre Président s'est couché face à Mme Merkel et ce qu'il en est advenu de la grande réforme fiscale promise. Son seul souci, c'est la "croissance", aveugle sur le fait qu'elle sera lente et très molle pour, au moins deux ou trois dizaines d'années et toutes les boîtes à outils du monde n'y changeront rien, de la même façon que le meilleur des plombier ne peut rien quand l'eau n'arrive pas.
S'il est hors de question de le rendre responsable de tous nos maux, on peut au moins lui reprocher de ne même pas essayer un certain nombre de choses qu'il avait annoncé et il est normal, voire moral que ceux qui ont voté pour lui, même, comme moi, sans illusions, ne soient pas contents.
jeudi 2 mai 2013
1er Mai
A Chicago, le 1er mai 1886, lors d'une grève générale à l'appel des syndicats pour la journée de travail de 8h, la police tire et charge, faisant un mort et une dizaine de blessés.
Les suites de cet évènement se dérouleront le 4 Mai, lors d'un meeting de protestation à Haymarket Square, où les manifestants résistent à la charge de la police: 7 policiers et 12 manifestants tués et une centaine de blessés par balle. 4 des manifestants seront ensuite jugés et pendus.
En 1889, la 2ème Internationale fait du 1er Mai la Journée internationale de revendication des travailleurs et, en France, le 1er Mai 1893, la troupe tire sur des manifestants désarmés à Fourmies (Nord), faisant 9 morts (dont 2 enfants) et 35 blessé sérieux.
Les suites de cet évènement se dérouleront le 4 Mai, lors d'un meeting de protestation à Haymarket Square, où les manifestants résistent à la charge de la police: 7 policiers et 12 manifestants tués et une centaine de blessés par balle. 4 des manifestants seront ensuite jugés et pendus.
En 1889, la 2ème Internationale fait du 1er Mai la Journée internationale de revendication des travailleurs et, en France, le 1er Mai 1893, la troupe tire sur des manifestants désarmés à Fourmies (Nord), faisant 9 morts (dont 2 enfants) et 35 blessé sérieux.
mercredi 1 mai 2013
Mur des cons
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| Photo: Midi Libre |
On me rétorquera que des magistrats sont des êtres intemporels, volant au dessus des nuées, neutres en tous domaines excepté celui de l’application stricte de la loi et que cette affaire fait preuve du contraire.
Cette fiction ne résiste pas une seconde à la réalité des faits:
mardi 30 avril 2013
Consensus
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| Photo: Contrepoints |
JF Copé, F. Fillon, G. Longuet, L. Wauquiez, NKM, (NouvelObs) volent au secours de F. Hollande, JM Ayrault, S. Le Foll, P. Moscovici, M. Valls, A. Hidalgo, ..., pour dénoncer cette polémique, ne voulant pas faire de l'Allemagne Merkelienne "un bouc émissaire injustifié". JL Borloo en rajoute, présentant "solennellement" ses excuses à Mme Merkel...
Ceci dit, le pire argument que j'ai entendu, des hollandais à l'Ump et même chez Mme Parisot est: "mais on ne peut pas dégrader la relation franco-allemande qui constitue le pivot de la construction européenne"... Ce qui signifie, de fait, qu'il faut se contenter de la relation actuelle dominant-dominé.
samedi 27 avril 2013
Fin d'un cycle ou début de la fin ?
Malaise au PS où ils sont de plus en plus nombreux à réclamer un
changement de cap, y compris le Président de l'Assemblée Nationale.
Malaise au gouvernement où, au delà des couacs divers et variés, une fronde semble maintenant prête à s'organiser.
Malaise sur le front du chômage, avec un record absolu battu le mois dernier et, comme le dit le Monde, "En un mois, ce sont plus de mille chômeurs supplémentaires qui, chaque jour, se sont inscrits à Pôle emploi"..., contrairement aux promesses hollandaises du début de quinquennat d'une baisse dès 2013.
Malaise en Europe où, selon C. Chavagneux (Alternatives Economiques), "Merkel veut plus d'austérité budgétaire, supprimer le SMIC et une hausse de taux de la BCE". Même la direction du PS qui prévoit une résolution dénonçant: "Le projet communautaire est aujourd'hui meurtri par une alliance de circonstance entre les accents thatchériens de l'actuel premier ministre britannique – qui ne conçoit l'Europe qu'à la carte et au rabais – et l'intransigeance égoïste de la chancelière Merkel – qui ne songe à rien d'autre qu'à l'épargne des déposants outre-Rhin, à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral".
Malaise au gouvernement où, au delà des couacs divers et variés, une fronde semble maintenant prête à s'organiser.
Malaise sur le front du chômage, avec un record absolu battu le mois dernier et, comme le dit le Monde, "En un mois, ce sont plus de mille chômeurs supplémentaires qui, chaque jour, se sont inscrits à Pôle emploi"..., contrairement aux promesses hollandaises du début de quinquennat d'une baisse dès 2013.
Malaise en Europe où, selon C. Chavagneux (Alternatives Economiques), "Merkel veut plus d'austérité budgétaire, supprimer le SMIC et une hausse de taux de la BCE". Même la direction du PS qui prévoit une résolution dénonçant: "Le projet communautaire est aujourd'hui meurtri par une alliance de circonstance entre les accents thatchériens de l'actuel premier ministre britannique – qui ne conçoit l'Europe qu'à la carte et au rabais – et l'intransigeance égoïste de la chancelière Merkel – qui ne songe à rien d'autre qu'à l'épargne des déposants outre-Rhin, à la balance commerciale enregistrée par Berlin et à son avenir électoral".
jeudi 25 avril 2013
Après le vote
C'est fait, la loi est votée. Mais comment expliquer ce plongeon de l'Ump dans cette insanité rassemblant toutes les couches les plus moisies et réactionnaires des courants politiques qu'aura constitué ce rassemblement hétéroclite du combat contre le mariage homosexuel ?
Comment analyser cet alignement de l'Ump et ses leaders sur les illuminés de Civitas, les troupes musclées du GUD et autres groupuscules fascisants avec les branchés de Frigide et les ringards de Boutin? Allant même à poser la photo avec un député du FN ?
Faut-il voir là une homophobie ancrée ratissant tout sur son passage ? Est-ce l'annonce, officielle cette fois, de l'alliance, pourtant largement déjà amorcée grâce à P. Buisson, de la droite et de l'extrême-droite ?
A mon avis, l'explication tient à trois facteurs:
Comment analyser cet alignement de l'Ump et ses leaders sur les illuminés de Civitas, les troupes musclées du GUD et autres groupuscules fascisants avec les branchés de Frigide et les ringards de Boutin? Allant même à poser la photo avec un député du FN ?
Faut-il voir là une homophobie ancrée ratissant tout sur son passage ? Est-ce l'annonce, officielle cette fois, de l'alliance, pourtant largement déjà amorcée grâce à P. Buisson, de la droite et de l'extrême-droite ?
A mon avis, l'explication tient à trois facteurs:
mercredi 24 avril 2013
Enseignement
Le sujet est si important que je reproduis un post de mon ex-blog (2009) sur l'historique de l'enseignement en France.
Je suis en train de relire l'"Histoire de l'enseignement en France 1800-1967" d'Antoine Prost (Armand Colin, 1968), que je n'avais pas repris depuis une bonne quinzaine d'année et, si les derniers chapitres sont datés, les contradictions et la complexité du développement du système éducatif en France au cours du XIX ème siècle sont remarquablement bien documentées et passionnantes.
L'auteur montre que dans la foulée de la révolution française, ce sont deux écoles qui sont conçues, l'une pour ceux qui travaillent, l'autre pour "celui qui vit du revenu de ses propriétés". Pour les premiers une "éducation sommaire", en primaire, et pour les autres, "plus de choses à apprendre pour remplir leur destination" en Collège. Il revient à Jules Ferry d'inventer, outre l'école publique gratuite et obligatoire, l'"école unique" et méritocratique
Je suis en train de relire l'"Histoire de l'enseignement en France 1800-1967" d'Antoine Prost (Armand Colin, 1968), que je n'avais pas repris depuis une bonne quinzaine d'année et, si les derniers chapitres sont datés, les contradictions et la complexité du développement du système éducatif en France au cours du XIX ème siècle sont remarquablement bien documentées et passionnantes.
L'auteur montre que dans la foulée de la révolution française, ce sont deux écoles qui sont conçues, l'une pour ceux qui travaillent, l'autre pour "celui qui vit du revenu de ses propriétés". Pour les premiers une "éducation sommaire", en primaire, et pour les autres, "plus de choses à apprendre pour remplir leur destination" en Collège. Il revient à Jules Ferry d'inventer, outre l'école publique gratuite et obligatoire, l'"école unique" et méritocratique
mardi 23 avril 2013
Le Groupe des Dix
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| Photo: Rue 89 |
C'est à cette occasion et au cours de conversations faisant suite à de copieux repas copieusement arrosés, que j'ai entendu, par lui, parler du Groupe des Dix qui se réunissait de manière informelle, à l'initiative de Jacques Robin, entre 1969 et 1976 pour échanger leurs idées, notamment sur les sujets croisés de la science et de la politique.
Il y avait du beau monde dans ce groupe. Jugez-en: Henri Atlan, Jacques Attali, Jack Baillet, Robert Buron, Joël de Rosnay, Henri Laborit, André Leroi-Gourhan, Edgar Morin, René Passet, Michel Rocard, Jacques Robin et Michel Serres avec, épisodiquement, la participation de Jacques Monod (Prix Nobel de biologie avec avec François Jacob et André Lwoff pour ses travaux sur la génétique).
Se sont progressivement agrégés autour, fécondant leur réflexions et étant fécondés par elles, des gens tels que Jean-Pierre Dupuy, Félix Guattari, André Gorz, Stéphane Hessel, René Passet, et quelques autres dont C. Castoriadis (Castoriadis ayant été, avec C. Lefort, les animateurs du groupe Socialisme ou Barbarie auquel s'associa E. Morin et, brièvement, Guy Debord).
lundi 22 avril 2013
Pédés, gouines, bougnouls, ...
Un tweet de Maître Eolas, blogueur émérite et tweeteur prolixe a attiré mon attention: "Lu dans la presse espagnole : "la France, la nation qui a inventé les droits de l’homme est aujourd’hui un pays effrayé et méfiant…""...
Avions-nous besoin de la presse espagnole pour nous apercevoir de l'abîme dans lequel nous glissons ?
Cela a commencé dans les années 70 où un candidat, fustigeant les étrangers, vouant les immigrés aux gémonies, obtenait péniblement 2 à 3 % des suffrages. Coïncidence remarquable, avec la mise en place du Consensus de Washington et la mondialisation financière, ce même candidat a régulièrement augmenté ses scores, jusqu'à se retrouver au 2nd tour des Présidentielles de 2002 et sa fille, vivifiant ce terreau fertile, accroît encore ses performances.
Il faut dire qu'elle a été bien aidé par la mutation sarkozienne de l'Ump, les discours d'un Président, les interviews à répétition de son dernier ministre de l'intérieur et, encore plus récemment par la confiscation des "pains au chocolat" par des islamistes enragés que rapportait M. Copé entre deux plongeons dans la piscine de M. Tiakeddine.
Avions-nous besoin de la presse espagnole pour nous apercevoir de l'abîme dans lequel nous glissons ?
Cela a commencé dans les années 70 où un candidat, fustigeant les étrangers, vouant les immigrés aux gémonies, obtenait péniblement 2 à 3 % des suffrages. Coïncidence remarquable, avec la mise en place du Consensus de Washington et la mondialisation financière, ce même candidat a régulièrement augmenté ses scores, jusqu'à se retrouver au 2nd tour des Présidentielles de 2002 et sa fille, vivifiant ce terreau fertile, accroît encore ses performances.
Il faut dire qu'elle a été bien aidé par la mutation sarkozienne de l'Ump, les discours d'un Président, les interviews à répétition de son dernier ministre de l'intérieur et, encore plus récemment par la confiscation des "pains au chocolat" par des islamistes enragés que rapportait M. Copé entre deux plongeons dans la piscine de M. Tiakeddine.
lundi 15 avril 2013
Crises...
Aujourd'hui, faisons court.
Je me borne à recopier un passage d'une interview de Paul Jorion au JDD:
"Il y a de nombreuses similitudes entre la situation actuelle et celle de 1929, mais il y a surtout une différence énorme. En 1929, les riches ont perdu beaucoup d’argent. Mais pas cette fois-ci. Lors de la crise de 2007, les systèmes financiers ont réussi à s’immuniser contre leurs propres pertes. De 2007 à 2011, les États sont intervenus pour régler les pertes de leurs banques! En acceptant de payer ces pertes, les États ont pris à leur charge 80% de dettes qui étaient en fait les paris perdus des financiers entre eux. Les contribuables ont donc supporté non seulement les pertes de l’économie, 20% des dettes seulement, mais aussi les paris perdus des financiers.
Je me borne à recopier un passage d'une interview de Paul Jorion au JDD:
"Il y a de nombreuses similitudes entre la situation actuelle et celle de 1929, mais il y a surtout une différence énorme. En 1929, les riches ont perdu beaucoup d’argent. Mais pas cette fois-ci. Lors de la crise de 2007, les systèmes financiers ont réussi à s’immuniser contre leurs propres pertes. De 2007 à 2011, les États sont intervenus pour régler les pertes de leurs banques! En acceptant de payer ces pertes, les États ont pris à leur charge 80% de dettes qui étaient en fait les paris perdus des financiers entre eux. Les contribuables ont donc supporté non seulement les pertes de l’économie, 20% des dettes seulement, mais aussi les paris perdus des financiers.
jeudi 11 avril 2013
Moralisation
La déclaration, hier, de F. Hollande faisait plaisir à entendre. Que n'est-elle venue un peu plus tôt... Mais, comme dit le proverbe, "mieux vaut tard que jamais"...
- Mieux contrôler les déclarations de patrimoine des élus et parlementaires. Le mot important est le "contrôle" et donc, reste à savoir l'étendue des investigations. Comment contrôler les comptes dissimulés dans les paradis fiscaux ?
- Interdire le cumul de la fonction de parlementaire avec certaines professions. C'est, là encore, une excellente chose, notamment concernant les "avocats d'affaires", (suivez mon regard).
- Mieux contrôler les déclarations de patrimoine des élus et parlementaires. Le mot important est le "contrôle" et donc, reste à savoir l'étendue des investigations. Comment contrôler les comptes dissimulés dans les paradis fiscaux ?
- Interdire le cumul de la fonction de parlementaire avec certaines professions. C'est, là encore, une excellente chose, notamment concernant les "avocats d'affaires", (suivez mon regard).
mercredi 10 avril 2013
Consensus de Washington
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| Photo: Libération |
Concocté par l'Ecole de Chicago, primitivement destiné aux pays d'Amérique du Sud (et appliqué à la lettre, avec les résultats économiques calamiteux qu'on sait par le Chili de Pinochet), la doctrine du consensus de Washington peut s'énoncer, comme l'expliquait René Passet, en quelques maximes:
- Dérèglementation pour permettre la libre circulation des capitaux.
- «Désintermédiarisation» : financement des entreprises et des états directement sur les marchés financiers, sans passer obligatoirement par les banques.
- Décloisonnement : ouverture des frontières, suppression des barrières notamment douanières et plus généralement de celles existant entre les marchés financiers et monétaires.
mardi 9 avril 2013
Division...
On sait, sur ce blog, mes réserves sur la ligne politique suivie par JL Mélenchon. En outre, je ne suis pas persuadé que son appel à manifester le 5 Mai soit, en l'occurrence et en ce moment, la meilleure des initiatives dans la situation actuelle.
Au lieu d'un appel unilatéral, personnel et du seul PdG, même rejoint hier par E. Joly, NouvelObs, (ce qui ne fait pas du tout, mais pas du tout plaisir au sommet d'EELV), il aurait mieux valu prendre le temps, consulter, appeler à une réunion pour envisager une réaction (laquelle, quand, avec qui, sur quel contenu, ...) aux derniers évènements. Tant il est vrai que ces questions empoisonnent la vie politique française depuis des décennies, amenant même Libération à en rajouter bêtement, et qu'il devient urgentissime de réagir vite, large et radicalement.
Ceci dit, je trouve la réaction et l'argumentation de B. Hamon estimant qu'une telle initiative: "divise la gauche et, en divisant la gauche, on peut être sûr du résultat : à la fin, ceux que nous sommes censés représenter dans l'espace politique, les classes populaires, ceux qui vivent avec 1.000 euros, ceux qu'ont pas de boulot, seront les dindons de la farce", un peu rapide et spécieuse.
Au lieu d'un appel unilatéral, personnel et du seul PdG, même rejoint hier par E. Joly, NouvelObs, (ce qui ne fait pas du tout, mais pas du tout plaisir au sommet d'EELV), il aurait mieux valu prendre le temps, consulter, appeler à une réunion pour envisager une réaction (laquelle, quand, avec qui, sur quel contenu, ...) aux derniers évènements. Tant il est vrai que ces questions empoisonnent la vie politique française depuis des décennies, amenant même Libération à en rajouter bêtement, et qu'il devient urgentissime de réagir vite, large et radicalement.
Ceci dit, je trouve la réaction et l'argumentation de B. Hamon estimant qu'une telle initiative: "divise la gauche et, en divisant la gauche, on peut être sûr du résultat : à la fin, ceux que nous sommes censés représenter dans l'espace politique, les classes populaires, ceux qui vivent avec 1.000 euros, ceux qu'ont pas de boulot, seront les dindons de la farce", un peu rapide et spécieuse.
jeudi 4 avril 2013
Croissance et décroissance
Oublions un temps l'infecte affaire Cahuzac. Nous reviendrons plus tard sur ses contextes et les conclusions à en tirer. Oxygénons-nous, au moins les neurones...
Un ami FaceBook, ami réel par ailleurs, m'a signalé un petit texte (31 pages), signé de Jean Chamel, jeune universitaire suisse, résumé et téléchargeable sur le blog de P. Jorion en 2010. La thèse est séduisante.
Un ami FaceBook, ami réel par ailleurs, m'a signalé un petit texte (31 pages), signé de Jean Chamel, jeune universitaire suisse, résumé et téléchargeable sur le blog de P. Jorion en 2010. La thèse est séduisante.
Jean Chamel, se démarque de K. Marx ("Il
est une tendance fâcheuse, peut-être héritée de la pensée de
Karl Marx, de croire que tous les bouleversements sociétaux vécus
au cours des derniers siècles ne sont que des conséquences
périphériques du développement économique"), et démontre: "Ainsi,
l’éducation est un facteur évident de progrès technique, lequel
a permis d’augmenter la productivité économique. En retour,
l’augmentation de la productivité, en réduisant le besoin de
main-d’oeuvre, a libéré des ressources et du temps de formation
pour les enfants, puis les jeunes adultes, etc. De même, une bonne
santé permet de mieux étudier et de mieux travailler, alors que de
meilleures connaissances en médecine et un plus grand nombre de
médecins (rendu possible par l’augmentation de la productivité et
une plus grande spécialisation du travail) améliorent l’état de
santé général. Tout est ainsi interrelié par un système complexe
de rétroactions positives, et aucune des évolutions décrites ne
peut être comprise indépendamment des autres. En conséquence,
considérer le développement des pays industrialisés sous le seul
angle de l’économie, avec des indicateurs uniquement économiques
comme le PIB, ne peut donner qu’une faible hauteur de vue sur cette
période de leur histoire".
Libellés :
Economie,
Planète,
Politique,
Réflexions,
Société
mardi 2 avril 2013
Souvenirs...
Je viens de retomber sur un post de mon ancien blog, daté de Mai 2009, à la veille d'élections européennes, où je m'adressais à d'ex-camarades socialistes.
Si je devais le réécrire, hormis détails conjoncturels, je n'en changerais pas un mot.
Nous avons tous dans l'oreille des mélodies et des paroles de Carmen. Ce magnifique opéra qui a connu une seconde jeunesse depuis le milieu des années 80 et dont la morale peut, sommairement, s'exprimer en quelques mots: "On sait que tout ça finira mal, mais on ne peut s'empêcher d'y aller". Je m'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas été pris en exemple par R.V. Joule et J.L. Beauvois dans leur ouvrage "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" (1987-2002, Presses Universitaires de Grenoble), dont je recommande la lecture à tous (les honnêtes gens).
C'est irrésistiblement à Carmen que me font penser mes ex-camarades socialistes, militants, enfin ceux du moins avec lesquels je discute encore de ces élections européennes.
Si je devais le réécrire, hormis détails conjoncturels, je n'en changerais pas un mot.
Nous avons tous dans l'oreille des mélodies et des paroles de Carmen. Ce magnifique opéra qui a connu une seconde jeunesse depuis le milieu des années 80 et dont la morale peut, sommairement, s'exprimer en quelques mots: "On sait que tout ça finira mal, mais on ne peut s'empêcher d'y aller". Je m'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas été pris en exemple par R.V. Joule et J.L. Beauvois dans leur ouvrage "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" (1987-2002, Presses Universitaires de Grenoble), dont je recommande la lecture à tous (les honnêtes gens).
C'est irrésistiblement à Carmen que me font penser mes ex-camarades socialistes, militants, enfin ceux du moins avec lesquels je discute encore de ces élections européennes.
lundi 1 avril 2013
Déclin des démocraties
En ce beau dimanche niçois ensoleillé, sans imagination pour un canular de 1er Avril, j'ai retenu deux courts extraits d'un bel article de Christian Salmon dans MediaPart, "Démocratie, état d’alerte", analysant le contenu de l'interview de F. Hollande.
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