jeudi 19 juillet 2012

Euthanasie

Source: JDD
Puisqu'une mission vient d'être confiée à l'ancien Président du Comité d'Ethique qui, j'espère, abordera cette question, je reposte une vieille tribune (09/07) de mon ex-blog sur le sujet.


"Une tribune du Monde pose ce problème, avec néanmoins, du moins l'ai-je senti ainsi, un parti-pris opposé au droit à une mort digne.

Ce droit est pour moi fondamental, c'est le dernier et la plus haute expression de la liberté individuelle. On allègue des soins palliatifs permettant d'atténuer la douleur au prix la plupart du temps d'un abrutissement qui prive le patient de ses capacités et de son libre-arbitre. On argumente la fonction médicale qui n'aurait pas pour mission de "tuer".

Si je comprends qu'on ne force pas un médecin à un geste qui aille à l'encontre de sa conscience, des recours devraient exister pour que le malade ne subisse pas, s'il en émet le souhait, outre sa maladie et sa fin annoncée, la souffrance ou la lente dégradation de son état, spectacle infligé à ses proches et portant, y compris chez la famille et les amis, que cela se termine au plus tôt. Ne nous satisfaisons pas d'avoir à subir la mort.

Qu'on le veuille ou non, les arguments opposés à ce droit à une mort digne sont tous d'origine chrétienne ou religieuse, niant la possibilité pour l'homme de refuser de s'abandonner une volonté divine que, personnellement, je n'ai encore jamais rencontrée.

Alors certes, c'est un droit à encadrer avec de multiples précautions vu les dérapages possibles et l'acuité de la chose, mais je ne comprendrais pas qu'on veuille m'empêcher de mourir vite, dignement et sans douleur si j'en exprime la volonté une fois que le diagnostic sera terminal. Ceci dit, n'étant pas suicidaire, le plus tard possible".

J'ai reposté sur ce thème en Janvier 2011.

Voir aussi l'édito du Monde.fr.

9 commentaires:

  1. JC (on nous promène !)19 juillet 2012 à 07:45

    Comment laisser passer une occasion aussi belle de traiter le gouvernement Hollande actuel comme fut traité le gouvernement passé Sarkozy.

    En effet, l'avantage de lancer un tel débat sur un problème "bidon" de société, c'est qu'il permet d'occulter le vrai débat qui est économique, d'emploi, et financier, et sans solution actuellement....

    RIEN A FOUTRE DE L'EUTHANASIE !

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  2. Moi j'en ai à foutre de l'euthanasie. Lorsqu'une femme qu'on a aimée jusqu'à plus soif est en train d'agoniser lentement, malgré la morphine, dans une souffrance indicible, violente, pathétique, et qu'on sait que c'est fichu et que ce n'est plus qu'une question de semaines, alors oui, il y a des gestes de miséricorde qui sont aussi empreints de noblesse, voire de tendresse. Je ne remercierai jamais assez le médecin qui a eu le courage de prendre cette charge tout entière sur ses seules épaules. Si elle avait pu, elle l'aurait remercié aussi. Quoi qu'il prétende, les lois du bon Dr Leonetti sont une escroquerie.

    JC, votre cynisme devient un tic. Vous valez mieux que ça.

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    1. Ne confondons pas les cas personnels des objectifs d'une société... Merci !

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    2. Combien de cas personnels chaque année ?

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    3. Je suis outrée par de tels propos : "RIEN A FOUTRE DE L'EUTHANASIE !" comment pouvez-vous dire cela ?
      Et puis Bertrand a raison de souligner : "Combien de cas personnels chaque année ?"
      A l'heure actuelle, il est difficile de prendre position, cas personnel, sujet/grave/problème de société ?
      Moi je pense que pour ma part, je refuserais l'acharnement thérapeutique, mais serais-je en état de m'exprimer encore librement ?

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  3. Les questions dites « sociétales », l’euthanasie en fait partie, s’entrelacent avec les questions sociales
    ô combien plus importantes actuellement.
    Mais après tout , il vaut mieux consacrer quelques ‘’unes’’ à ce sujet plutôt qu’au salaire d’un ‘’footeux’’ ou du management du sélectionneur de ces mêmes « footeux »
    Bref, si les questions sociales recoupent le clivage droite/gauche, il n’en est pas de même avec les sujets sociétaux.
    Les questions dites « sociétales » méritent débat. Les partis ne sauraient répondre de façon satisfaisante avec leur fonctionnement pyramidale qui aboutit en fait à demander aux militants et sympathisants d’appliquer avec discipline les décisions prises à leur insu.
    En fonction de ses convictions individuelles, morales ou religieuses, ou d’un vécu extrêmement douloureux, un ouvrier autant qu’un PDG du CAC 40 peut être pour ou contre l’euthanasie.
    Cependant l’euthanasie, concerne à la fois les sujets « sociétal et social ».
    JC a soulevé certains aspects économiques, qui ne peuvent être ignorés, si nos dirigeants veulent traiter globalement le dossier !

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  4. Peut-on comparer le problème de l'euthanasie, qui fait débat en France depuis des années et des années, avec celui du halal à la cantine qui, à l'évidence, n'était là que pour masquer les problèmes qui se posaient au pays?
    En ce qui me concerne, on le voit aux posts de mon blog, je n'écarte pas les débats économiques, mais, de grâce, qu'on me laisse, aussi, aborder des problèmes sociétaux que j'estime cruciaux, comme celui-là ou celui de la légalisation de la consommation du cannabis.

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    1. @Jef
      Ne vous fâchez pas !
      C’est VOTRE blog donc, vous écrivez ce que vous voulez sur tel ou tel sujet d’actualité …
      Vous avez raison l’euthanasie est un sujet sociétal très sérieux contrairement au débat monté de toutes pièces concernant le Hallal !
      Sincèrement, je ne pense pas que ce dossier arrive pour faire « diversion »
      Comme tout dossier « sociétal », le clivage droite/gauche ne peut être retenu.
      Et, je persiste à dire que les partis ne peuvent répondre de façon satisfaisante vu leur mode de fonctionnement tant ce dossier est complexe et douloureux !
      Personnellement, pour tout avouer, je n’ai pas d’avis tranché .

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    2. Je rebondis sur le fait que droite/gauche : quelle importance mon dieu quand il s'agit de la VIE d'un être humain !

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